est blanc, la queue relativement
longue et noire. Les plumes ornementales brun-orange des ailes, ses
ailerons lui ont valu le nom
scientifique de galericulata qui en latin signifie "galère".
Le dimorphisme sexuel est très marqué. En effet,
contrairement au mâle, la femelle a un plumage terne, presque
entièrement brune avec le ventre blanc. Seules quelques petites
taches pâles viennent éclaircir cette
sombre ordonnance
: une barre
blanche derrière le bec, un cercle oculaire blanc poursuivi par
une
ligne courbe blanche partant du bas de l'oeil.
Habitat
: Le canard mandarin fréquente les étangs, les petits
lacs et les mares, toute étendue d'eau douce
aussi modeste soit-elle pourvu, qu'elle se situe à
proximité d'une forte densité d'arbres, d'arbustes et
d'arbrisseaux d'essences les plus diverses dont certains surplombent la
surface de l'eau.
Nidification
: Presque toujours, il niche dans un tronc d'arbre creux. Le nid est
placé à une hauteur variant de 60 cm à plus de 10
mètres. C'est à la femelle que revient le choix du site,
le mâle se consacrant uniquement aux rituels de la cour. La ponte
est constituée de 9 à 12 oeufs dont l'incubation dure
entre 28 et 30 jours. Les canetons sont nidifuges et
prennent leur envol à 40 jours.
Régime
: Ils s'alimentent principalement à l'aube ou au
crépuscule, étant perché dans les arbres ou sur
terre pendant le jour. Les mandarins s'alimentent en mouillant ou en
marchant sur la terre. Il est omnivore : En plus des graines et des
fruits qu'il prélève sur la végétation
forestière, il se nourrit d'insectes aquatiques et de petits
poissons qu'il capture aux alentours et à l'intérieur des
mares.
Distribution
: Les espèces étaient répandues en Asie orientale,
mais elle est maintenant mise en danger en raison des exportations
à grande échelle et de la destruction de son habitat de
forêt. Les populations en Russie orientale et en Chine vont
toutes deux probablement inférieures à 1.000 couples,
bien que le Japon en aurait autour de 5.000.
Les spécimens s'échappent fréquemment de leur
captivité, et au 20ème siècle une population
sauvage d’environ 1.000 couples s’est établie en
Grande-Bretagne. Bien que ce soit de grande importance pour leur
conservation, les oiseaux ne sont pas protégés au RU
puisque les espèces ne sont pas indigènes.
Le mandarin est très connu et vénéré en
Asie avant la naissance du Christ. Les occidentaux l'ont rapidement
importé quand ils ont commencé à visiter ce
secteur du monde - des mandarins captifs sont apportés en Europe
dès le 17è siècle.
Comportements
des canards mandarins
Les mandarins peuvent former de petites bandes en hiver, mais
s'associent rarement à d'autres canards.
Un proverbe chinois pour les couples affectueux emploie le canard
mandarin comme métaphore : "deux canards nageants en mandarins".
Le symbole du mandarin est également employé dans des
mariages chinois. A la fin du printemps, peu après la
période de reproduction, les mâles mandarin, jusque
là resplendissants, perdent leurs belles couleurs. C'est
l'époque de la mue. Progressivement, Canard mandarin ils se
mettent à ressembler alors aux femelles et il devient difficile
d'opérer la différenciation entre les deux sexes. Le
mandarin est un canard de surface : il nage bien mais il ne plonge que
très rarement et uniquement en cas de danger. Il se
déplace également avec aisance sur la terre ferme et il
ne lui déplait pas de se percher à des hauteurs variables
dans les arbres où il peut trouver abri et refuge en cas de
nécéssité. D'autre part, le rapport entre
l'envergure des ailes et son poids lui permet d'obtenir une très
bonne navigabilité et d'être considéré comme
un des meilleurs anatidés en ce qui concerne la qualité
de vol. En bref, ce que l'on peut appeler un excellent canard
"tout-terrain". Canard mandarin Introduits en Angleterre vers les
années 1830 comme canard d'ornement, de nombreux individus
retrouvèrent l'état sauvage et essaimèrent dans
les pays voisins.
Vol
: Ils ne dépassent jamais la hauteur de la cime des arbres.
Chant
: Le Canard mandarin cancane, canquete, nasille. Plutôt
silencieux excepté en parade où le mâle pousse de
petits sifflements, parfois de brefs ouuick-ouuick aigus et
répétés. La femelle encore plus discrète
emet des sons graves kett-kett assez proches du gloussement.
Protection
/ Menaces : En asie les causes de son déclin sont
dûes à la destruction de son habitat, à tel point
que, en 1980, le gouvernement japonnais passa commande au hollandais de
trois mille couple afin de repeupler les lacs de son pays.

Canard mandarin